Archive numérique de la collection Gaignières (1642-1715)

Texte

[Lettre d'Antoine Paul Le Gallois à Gaignières, 12 juillet 1689]

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Cote ou no d'inventaire
Folio
196
Numéro de l'item (1711) incluant le texte
Texte identifié
[Lettre d'Antoine Paul Le Gallois à Gaignières, 12 juillet 1689]
Nature(s) du texte
Lieu(x) et Période de production
1689
Redon (00/N/A)  
Destinataire du document (courrier)
Matériau, Technique
Papier
Statut du document
Original
Région traitée
Bretagne
Période traitée
Source du document numérisé
Transcription
La Paix du Seigneur

Monsieur,
Je suis bien malheureux de perdre d’aussy précieuses marques de votre amitié que le sont vos lettres. Des cinq que vous m’écrivez m’avoir envoiées avant celle du 28 juin, je vous proteste que je n’en ay reçu pas une et ce qui achève de me désoler c’est qu’il ne paroit nullement par celle-cy que vous ayez reçu les miennes. Je vous en ay portant écrit deux, une fort longue où je vous suppliois de prendre quelque loisir pour mettre sur le papier les belles et bonnes choses que vous m’avez souvent dites sur un projet général de l’histoire de cette province, et l’autre où je vous faisois la même prière et où je me plaignois un peu, mais avec tout le respect possible de la durée de votre silence. Enfin j’ay reçu une des vôtres et j’en serois très consolé si le souvenir de l’année passée que vous me rappellez, ne m’affligeoit pas, en me faisant voir ce que je pers cette année. Que je serois heureux si j’avois besoin encore du même remède et que j’estimerois un reste d’incommodité qui me procureroit le bien de vous revoir. A ce défaut, Monsieur, permettez-moi de vous demander par écrit un ou deux de vos entretiens sur le plan de notre histoire. Ce que vous aurez réglé sera sans doute au goût de tous les bons connoisseurs et nous aidera beaucoup. Faites nous donc cette grâce et contez qu’en reconnoissance nous n’omettrons aucune occasion de vous marquer combien nous vous estimons. Je parle en plurier (sic) parce que je connois les sentimens de notre Père prieur sur qui pourtant j’ay cet avantage que comme il ne vous connoit que par mon rapport, je suis plus que luy et j’ose même dire plus que personne, avec tout le respect possible, votre très humble et très obéissant serviteur,

fr. Antoine Paul Le Gallois

A Redon, ce 12 juillet 1689

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